
Que signifiait pour toi le sport de haut niveau, et comment te remémores-tu cette période de ta vie ?
Le volley-ball a toujours été ma passion : le jeu d'équipe, l'énergie, les amitiés, la poursuite d'objectifs communs. Mais quand j'ai découvert le beach-volley, je me suis sentie comme chez moi. L'autonomie, la polyvalence et le côté pionnier en Belgique m'ont apporté une immense satisfaction.
Avec Liesbeth Mouha, nous avons tout construit nous-mêmes : la planification, les entraîneurs, les voyages, l'administration. Cela a donné un fort sentiment de propriété et un objectif clair : les Jeux Olympiques de 2008.
Ma vie a été entièrement consacrée au sport. Je vivais intensément le moment présent, les œillères tournées vers l'avenir. C'était fantastique, mais avec le recul, j'aurais aimé réfléchir plus consciemment à mon développement personnel et à ma vie après le sport pendant ma carrière.
Même si je suivais des formations, je me sentais coupable dès que mon attention s'éloignait un tant soit peu du sport. Cette lutte intérieure me vidait de mon énergie. Aujourd'hui, j'apprécie les entraîneurs qui voient au-delà des performances et placent l'athlète, en tant qu'individu, au centre.
Comment as-tu vécu la transition vers la vie après le sport de haut niveau ? Qu’as-tu rencontré sur ton chemin ?
La transition a été abrupte. En 2010, mon contrat de sportive de haut niveau s'est terminé de manière inattendue. J'avais 31 ans, j'étais physiquement au sommet de ma forme, mais sans objectifs.
Tout a disparu d'un coup : mon sport, mon corps de sportive, mon réseau, mon identité. Je n'étais préparée à rien. Qu'est-ce qui restait de “la simple Lies” ? À l'époque, cela ne ressemblait à rien.
Je n'avais pas de plan B et aucune idée de mes compétences en dehors du sport. Cette quête était solitaire. J'ai suivi un coaching de carrière, j'ai essayé la formation de policier, mais j'ai vite senti que ce n'était pas ma voie.
Ce qui était juste, c'était de travailler avec les gens. J'ai commencé comme formatrice, j'ai étudié la psychologie appliquée, j'ai fondé une académie de beach-volley avec mon mari et je me suis spécialisée dans le coaching mental. Pas à pas, j'ai retrouvé ma voie.
Aujourd'hui, je travaille comme coach mental et conseillère en carrière dans le milieu du sport de haut niveau. Je ressens à nouveau un esprit d'équipe, de l'énergie et un sentiment de sens. Je peux continuer à contribuer, sans les contraintes de l'âge ou du corps.
Qu'est-ce qui vous a aidé pendant cette transition, et qu'aimeriez-vous partager ?
Ce qui m'a le plus aidé, c'est mon entourage. Des gens qui ont continué à m'apprécier, indépendamment de mes performances.
Ce qui me manquait, c'était un contact avec d'autres anciens athlètes de haut niveau. La reconnaissance m'aurait rendu plus indulgent envers moi-même.
C'est pourquoi je crois tellement en Athlete360. Mon expérience en tant qu'athlète de haut niveau, mes études et mon travail chez Sport Vlaanderen me permettent de comprendre réellement les athlètes de haut niveau. Je les accompagne tout au long de leur carrière, en me concentrant sur qui ils sont, pas seulement sur leurs performances.
Mon message aux athlètes de haut niveau : ne vous sous-estimez pas. Vous avez développé tant de compétences qui sont également précieuses en dehors du sport. Vous êtes plus que votre sport. Prenez le temps de découvrir votre prochaine passion. Elle n'était pas non plus au rendez-vous dès le premier jour pour votre sport.
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